La foire aux cochons
Scénariste & dessinateur: Ptiluc
Editions: Albin Michel (collection écho des savanes)
Réincarnation des plus grands dictateurs de ce monde de Napoléon à Hitler... en cochon...
1902, Napoleon est réincarné en cochon, il croise Victor Hugo devenu lui même cochon spécialisé dans la reproduction...Les périodes et les années vont passer, de 1902 à nos jours, Napoléon cherche la tranquillité, la réflexion sur lui même pour éviter une nouvelle réincarnation en cochon dès sa mort, car un seul geste ou moment d'égoïsme et c'est reparti pour une réincarnation cochon. Des tas de dictateurs vont suivre la route de cette réincarnation...bien lisible d'ailleur-par le cucul de la Truie il sort le petit cochon...
Les années vont défiler, les guerres, les machines, du train vapeur au tgv, la communation les satellites...un avertissement à la malbouffe, un non à la surproduction est dénoncé...
Toujours une question d'existentiel pour le personnage principal...
Et après tout si on était destiné à être réincarné en Cochon... ?
Un must de la critique dithyrambique de notre histoire faite de tyrans!
Bon d'accord P'titluc sait se faire comprendre et a des idées sur l'évolution et pas l'ovulation! (quoique
)
Au-delà d'un oeil sarcastique, l'auteur fait le point sur l'humanité et il frôle le génie en plaçant la vache comme observateur de nos époques. En bref, "La foire au cochon" vaut son pesant de cacahuètes, ou de jambon comme on veut!
J'ai adoré la servitude de Victor Hugo, et surtout ce petit Napoléon en pleine crise de conscience métaphysique sur la réincarnation qui est totalement délirant.
Voilà une bien belle histoire à lire si vous êtes dégoûté de l'humanité, ou que vous avez des questions en suspens sur le sens de votre vie.
Côté dessin, c'est un trait acéré qui convient parfaitement au scénario, les p'tites têtes de cochons sont très ressemblantes et criantes de vérité, et sous leur groin ne se cache pas un coeur d'or, je vous le dis.
Bon ok, il faut quelques références historiques pour comprendre les sous-entendus... A vos cahiers d'histoire, les copains.
Et pis Desproges à dit : "la culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale"
... Bonne foire!