Tim Galère

Publié le par Juanita

Tim galère

Scénario & dessin : F’murr

Editions : Casterman

 

 

Retrouvons en premier lieu Attila, pochtron jusqu’au bout de son armée… il s’est réfugié en Hongrie et attends son heure en rêvassant et en buvant !
Tandis que sur la route, se rencontrent les voyageurs. Que se racontent-ils ? Des histoires.
Le dauphin canard, accompagné de l’archevêché, croise, du haut de sa carriole, la traction d’un ange… Lui-même escorté d’un certain Timofort et de sa mère affalée à l’arrière sur un lit de bouteille.
Mais qui est-ce donc ? Une certaine Jehanne, bien connue du dauphin Charles six et demi, au demeurant terrorisé par la débauchée damoiselle. Les voilà partis pour retrouver Attila, vieux pote à la Jehanne.
Timofort est le fils de la pucelle et de son ami extra terrestre (nom imprononçable !).
Il se languit de sa planète et le monde qui gravite autour de lui est fort étrange. Attila réussira-t-il à dominer l’Europe ? Jehanne arrêtera-t-elle de picoler ? Timofort se sortira-t-il de sa prise de conscience extra et terrestre ?
Vous le saurez en plongeant dans cette aventure loufoque ! 

 

Suite et fin de la vie de Jehanne. La revoilà sur terre, alors que tout le monde la présume morte, escortée par son fils moitié martien et moitié humain et en pleine prise de conscience métahallucinatoirepsychique (oui oui c’est long et j’aurais pu l’écrire avec des tirets mais non!)
Une histoire complètement burlesque ou les personnages sont tous « barrés dans leur monde ». Attention lecteur à ne pas te perdre dans l’univers tortueux de F’murr ou tu y laisseras des neurones !
Pour le scénario, vous l’aurez compris, c’est de l’originalité et du rocambolesque d’une case à l’autre. Agréable à lire car composé de petits chapitres intenses.
On s’y perdrait tout de même. L’histoire de l’Europe revue et corrigée par l’auteur est celle que j’aurais voulu apprendre sur les bancs de l’école. (Qu’on se le dise)
Niveau graphisme, un trait épais et caricatural. Ce n’est pas de la ligne claire car il y a du mouvement et des ombres, voire une certaine profondeur. Au premier abord, on peut trouver cela grossier, mais c’est le style de F’murr, il a sa « patte » comme on dit, et elle est reconnaissable.

Cette bd date de 1985, pas si vieille me direz vous ! Tout est relatif car l’humour est une chose bien particulière qui évolue sans pour autant s’altérer. Pour ma part, j’aime l’inattendu et l’improbable.
C’est ce que je trouve en lisant les histoires de F’murr. Donc à mon sens c’est indémodable et intemporel.
Et oui, le bonheur de ceux qui nous sont chers ne passe point nécessairement par notre propre contentement, et il en est quelque fois un prix… Ainsi, l’auteur doit-il, comme souvent, se résigner à voir son personnage s’émanciper, et disparaître à l’horizon… tout comme toi lecteur…tu laisseras s’enfouir dans tes mémoires ces mêmes personnages.
A découvrir si ce n’est pas déjà fait…

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