Les huits jours du Diable
Scénariste & dessinateur: Didier Convard
Editions: Le lombard (collection histoires et légendes)
Les contes et légendes de l'humanité dirigés par la main du diable dans le but d'anéantir l'être humain. Yahvé, Dieu, créa le monde en six jours.
Le septième, il se reposa...
Il a fallu au diable huit jours pour le détruire, ou le faire détruire.
De l'engloutissement de la civilisation à l'apocalypse atomique en passant par la damnation de sodome et gomorrhe et les diaboliques "miracles" du Moyen-Age, à huit reprises le diable a guidé la main de l'homme...
Par huit fois, le diable s'est amusé à nos dépens:
Le jour de l'atlantide; Le jour de la grande colère; Le jour du diable; Le jour de la Pentecôte; Le jour des Korrigans; Le jour de la vengeance; Le jour du mirage.
Et puis le diable vit que cela était mauvais.
Il y eut un soir, il y eut un matin.
Le dernier jour du dernier homme...
Un jour le diable créa la bête... Il souffla en elle la force du mal et la conduisit là où l'homme avait son jardin.
Ce jour là, le diable dit à la bête: " voici le royaume que tu dois conquérir." Et, en désignant l'homme, il ajouta: " Voici ta proie!". C'était le neuvième jour ! Le jour où s'ouvrirent les ténèbres. Et la malédiction tomba sur l'homme...
Ainsi, depuis le commencement des temps jusqu'à l'ultime heure, la bête et l'homme se livrèrent un combat sans fin... Et ce qui hurle en nous, parfois, surgissant de nos plus effroyables cauchemars, a pour nom: la bête.
Un espoir cependant, une lueur dans les ténèbres. Entre l'homme et l'animal, entre la conscience et l'instinct, des chevaliers cherchent le tombeau où dort celui qui apportera la paix.
Un peu de boue, de sang, de l'amour et de la haine... Un peu de vie, beaucoup de mort... Voici ce que raconte le Neuvième jour du diable. Et ce fut le dernier jour !
Ce n'est pas une BD récente, cela date du journal de Tintin (il y a déjà plus de 20 ans).
Elle dépeint des légendes où l'histoire des hommes se trouve. Par ce livre l'auteur s'est simplement posé une question:
Qui est le diable? Est-ce vous? Est-ce moi? Là est la grande interrogation !
Ce livre pose évidemment beaucoup de questions. la seule réponse qu'il apporte, c'est la certitude de la réalité du combat. Car il y a combat, pour sûr et les hommes le perdent chaque fois qu'il y a une guerre quelque part dans le monde...
Convard dessinait au journal de Tintin, cela ne date pas d'hier me direz-vous. Il a en son temps été d'actualité.
Inspiré par le Moyen-Age, tous les noms de légendes l'ont fait rêver... il a donc transcrit ces récits anciens traçant les erreurs et la folie des hommes.
Le trait est typique de l'époque, une ressemblance avec le dessin de Thorgal. Mais cela colle parfaitement car le scénario est le plus important. La couleur est on ne peut plus simple très basique, et peu de nuances. Malgré tout, on se laisse bien porter par les récits fragmentés. Pas à pas on arrive à la fin de l'homme sur terre car le diable finit toujours par gagner!
Convard se trompe? qui sait.
Son livre aide à comprendre que toutes les raisons qui sont contre l'homme sont de mauvaises raisons...
Je l'ai trouvé assez intéressant car il donne une idée plutôt réaliste de nos légendes.
consultez le à l'occasion... Peut-être y trouverez-vous un sursaut qui puisse vous aider à gagner vos propres combats.
Le second tome est un recueil d'histoires parues dans le Journal de Tintin où Convard était très productif. Elles font suite au huitième jour et la fin de l'homme!
Mais la particularité est que Convard revient très loin en arrière, apportant sa sensibilité à l'histoire, en y mêlant astucieusement génèse, légendes et fantastique.
La BD fantastique n'est pas du genre des plus facile...
Pourtant c'est grâce à des auteurs comme Convard, que les générations de maintenant tiennent leur inspiration.(Il a toujours fallu des précurseurs)
Il est vrai que le graphisme est démodé, un trait simple, des couleurs très basiques (voire primaires), mais il faut se retenir de juger au premier coup d'oeil et s'inspirer uniquement des histoires et de leur lien entre elles.
Si ce livre est destiné à tout public, les plus de 30 ans y retrouveront certainement les rêves de leur adolescence! (hum)
Comme je l'ai dit dans la première critique, cet ouvrage n'est pas indispensable, mais mérite tout de même qu'on le parcoure.
Qui sait, peut-être y trouverez-vous une aide à vos combats personnels.