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« Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps. »

[Françoise Sagan]  

 

 

Des Mots & des Livres

Jeudi 16 juin 2005

Le maître et marguerite

 

  Par Mikhaïl Boulgakov

Prologue :

Dans le Moscou des années 30, sur un banc non loin du tramway qui déclencha les évènements, deux hommes (écrivains semble-t-il) devisent à propos de Jésus et de son histoire. Un personnage assez mystérieux se mêle à leur conversation et prédit un avenir sombre à la russie. Cet homme aux propos pessimistes n’est autre que le diable. Il accompagnera (escorté de deux acolytes burlesques) désormais les personnages de cette histoire diaboliquement ludique et fantastique.

 

Cet écrivain russe, né à Kiev en 1891 est mort à Moscou en 1940. S’il est un auteur culte et reconnu de nos jours. Il a largement été proscrit par le pouvoir Stalinien à qui il n’a cessé de demander (en vain) l’autorisation d’émigrer. En 1966, au dégel de l’ère ‘Kroutchévienne’, il est réhabilité. Cet auteur ne pensait jamais être édité, ‘Le Maître et Marguerite’ est le travail de toute une vie dans lequel il a laissé délirer son esprit tour à tour mystique, joueur, évoluer dans une galerie de personnages hallucinants.

 

‘Le Maître et Marguerite’ est un roman intégrant une pincée de fantastique, de cynisme envers tous les pouvoirs, la religion, l’état, l’échelle sociale. C’est une féroce mais néanmoins subtile satyre des agissements de ses contemporains et des siens également en tant qu’écrivain.

Heureusement, son œuvre posthume est maintenant à notre disposition. Je ne peux que vous conseiller la lecture magistrale de ce manuscrit.

 

Trouvez une analyse de l’auteur et de ses œuvres ICI

 

Je terminerai sur deux citations du livre présenté :

 

« Il y a, si vous le permettez, quelque chose de malsain chez un homme qui fuit le vin, le jeu, la compagnie des femmes charmantes et les conversations d'après-dîner. De telles gens, ou bien sont gravement malades, ou bien haïssent en secret leur entourage. »

 

[C'est le Diable qui parle :]

[...] les manuscrits ne brûlent pas !

 

(Le Maître et Marguerite, trad. Claude Ligny, p.288, Éd. Pocket n°4229)

Par Juanita
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